La violence domestique au nom des valeurs traditionnelles

29 juillet 2019 - presse. Une pétition est diffusée sur les réseaux sociaux afin d'exiger un durcissement de la législation concernant les violences conjugales. En quelques jours, la pétition s'honore de 650 000 signatures... Les médias relaient des chiffres de maltraitance. 1 femme sur trois est battue, 1 femme meurt toutes les 45 minutes. Des blogueuses se sont maquillées façon femme boxée à la maison en y adjoignant un slogan : "Je ne voulais pas mourir".

Avec une telle vague d'indignation l'espoir renait pourtant le législateur russe, depuis 2017, a assoupli les lois (2016) jugulant la violence domestique au nom des "valeurs traditionnelles". La tradition russe a le droit de bastonner les épouses insoumises selon le principe fondamental de l'immobilisme des mœurs barbares nécessaires à l'épanouissement masculin. Un Russe tendre est une mauviette occidentale !!!

Selon la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) :
Le droit russe ne permet pas d’engager de poursuites publiques contre les auteurs de « coups et blessures légers » ou de voies de fait, ce sont les victimes qui doivent engager des poursuites privées. Cela fait peser une charge excessive sur les victimes : celles-ci doivent réunir des preuves, souvent en continuant de vivre avec l’auteur des violences et en restant financièrement dépendantes de celui-ci. De plus, les procédures ouvertes par des poursuites privées peuvent être closes si la victime retire sa plainte. La Cour rappelle à cet égard que les autorités de poursuite doivent pouvoir continuer la procédure au nom de l’intérêt public même si la victime retire sa plainte.

Le féminisme en presqu'île de Crozon



Sondage d'opinion sur le féminisme

Sondage sur la condition féminine dans la ruralité