Violences conjugales commises par les femmes une réalité pas si différente

Une histoire inverse de l'accoutumée, une femme présentée en comparution immédiate après avoir battu son concubin avec un manche à balai et des jets d'objets domestiques, s'est vue signifier une peine de dix-huit mois de prison dont huit mois avec sursis et une mise à l’épreuve de deux ans assorti d'un éloignement envers son ex-partenaire. Les faits de violences conjugales commis par cette jeune-femme se sont produits le 4 septembre 2019 à Perpignan - le jugement est tombé le 9.

Le déclencheur de cette violence conjugale tint au changement d'heure de la sonnerie d'alarme d'un réveil par le jeune-homme sans que celui-ci n'ait informé sa compagne. Une circonstance agravante apparaît commune à bien des violences conjugales, la condamnée souffrirait de plusieurs addictions...

Le "tarif" de l'emprisonnement est proportionné à celui réservé aux hommes violentant leurs compagnes. Il n'y a donc pas de "remise" en fonction du genre de la personne poursuivie. Bien des hommes agacés par l'ampleur médiatique des affaires de violences conjugales menées par des maris ou des amants de passage cherchent à argumenter sur les traitements de faveur supposés envers les écarts féminins... Il semblerait que seul le degré de violence soit jugé, ce qui serait rassurant pour la crédibilité des institutions et leurs capacités à endiguer la violence sous addictions d'où qu'elle provienne.

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