Vieillir en presqu'île de Crozon, aucune facilité pour les femmes

Il est rarement enthousiasmant de voir ses forces s'amoindrir, sa santé chanceler au moindre courant d'air quand on est un homme du 3ème, voire du 4ème âge... Ce n'est guère plus réjouissant que d'attendre une fin incertaine quand on est une femme en presqu'île de Crozon. La vieillesse est sensée apporter la sagesse et non l'angoisse du lendemain...

Des femmes âgées se cloîtrent dans des maisons isolées grelotant de peur et parfois de froid pour les plus démunies. Ces biens sont cédés souvent par usufruit envers les enfants qui n'habitent pas en presqu'île. Ces femmes craignant l'agression, le cambriolage, entendant à la télévision les cas de terrorisme, de violences urbaines, ayant entendu quelques commérages sur les méfaits de l'alcool et de la drogue chez les jeunes presqu'îliens, n'ont pas les moyens financiers d'aller dans des maisons pour séniors car leur petite retraite n'y suffirait pas.

Elles ne sont plus chez-elles, certains enfants montrent d'ailleurs une forme d'impatience, elles n'ont donc aucun salut à attendre de quiconque. Pour quelques unes, les seules visites du domicile bunkerisé sont celles du médecin et du pédicure qu'elles retiennent du mieux qu'elles peuvent par un café, un biscuit, pour avoir un semblant de vie sociale. Elles demandent des nouvelles du monde qui tournent sans elles. La solitude est plus tenace que le brouillard qui, lui, se lève tôt ou tard...

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