Surmortalité en presqu'île de Crozon, les femmes trinquent aussi

Le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET) constate une surmortalité dans le département du Finistère par rapport aux moyennes françaises sans atteindre les chiffres du Nord de la France. La presqu'île de Crozon fait partie des territoires fortement impactés par cette surmortalité ayant pour origine les inégalités géographiques et sociales. Les causes concrètes : l'alcoolisme et tabagisme, les morts violentes par suicide ou accident de la circulation. La vie en presqu'île de Crozon ne fait pas de cadeau aux décrocheurs de l'insertion sociale. Peu de travail, absence d'ascenseur social, une activité économique basée sur un tourisme hiératique qui ne remplit pas une année pleine. Les hommes sont les plus touchés par leurs excès mais les femmes font d'inquiétantes séances de rattrapage mortifère.

Les femmes qualifiées ne vivent pas en presqu'île. « Quelques » femmes non-qualifiées sont vendeuses dans des petits commerces au devenir assombrit par le e-commerce. Le plongeon dans l'aide sociale est une bouée de survie qui mène à la solitude personnelle, à la rupture avec la société qu'il faut étourdir avec des substituts de vie, des paradis artificiels pour absorber le temps et effacer le sentiment d'abandon. Quelques femmes s'appuient sur la maternité pour tenir debout face à leur exclusion...

On vit dans des caravanes, des abris de jardin sans autorisation légale, des masures mal chauffées ou pas chauffées, des studios à vocation sociale, dans une nonchalance abrutissante.

L'INSEE constate des aggravations partout où la misère s'incruste. Surgit une nouvelle disparité qui n'arrange rien, la fracture numérique s'installe inexorablement sans qu'il n'y ait aucune réactivité municipale qui trouve des subventions pour un théâtre, une capitainerie et autres bâtis qui ont pour finalité de rendre la vie plus agréable aux munis en éloignant les démunis de tout espoir de considération.

Avoir 20 ans en presqu'île et tenir à la bouteille plus qu'à tout autre chose en attendant un projet commun valorisant, juste avant de mourir à 45 ans.

Les débits de boissons de la presqu'île de Crozon : une vieille histoire de dépendance. Au 19ème siècle chaque commerçant avait son débit de boissons plus une autre activité parfois. La tentation était partout dans toutes les rues des bourgs. Les hommes passaient d'un estaminet à un autre. Les femmes interdites, par convention sociale, de fréquentation des lieux de perdition étaient moins sollicitées et tentées d'autant qu'à la vue du mari pochetronné le soir venu, il fallait bien que quelqu'un reste lucide devant les enfants.

Le féminisme en presqu'île de Crozon



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