Les sondages à chaud sont féministes et pessimistes

Les sondages ont pris l'habitude de sonder avant même que les esprits ne réfléchissent. Ils vont vite, galopent beaucoup, chevauchent les courants de pensée en les réduisant à de simples indices.

Il n'en est pas moins vrai que seuls les scandales médiatisés donnent un élan significatif aux contestations féminines comme s'il fallait des exemples patents pour que la réflexion soit stimulée par l'émotion. On condamne le harcèlement clairement, majoritairement, quand les médias dévoilent une affaire sordide impliquant des personnalités. On s'insurge sur les inégalités salariales quand des chiffres parlent... Les sondages à chaud démontrent parfaitement cette nécessaire agitation qui contrarie l'assoupissement général. Hommes et femmes confondus sont bien plus féministes quand les drames ou injustices tapissent les médias.

Pourtant à chaque compréhension nouvelle, à chaque cri d'alarme, plutôt que d'être convaincu-e que demain sera meilleur qu'aujourd'hui, le pessimisme ambiant s'empare des impressions et la conclusion que les sondages notent invariablement depuis quelques décennies, depuis que les sondeurs sondent le féminisme "atmosphérique", cette conclusion est que la société est sexiste, d'un sexisme incrusté comme une tâche de saleté incrustée sur un drap blanc qu'aucun agent lavant ne parvient à enlever, qu'aucune loi punitive ne parvient à circonscrire. Le poids de l'accoutumance à l'injustice pèse sur les consciences et le manque d'éducation à l'égalité des sexes favorise la pérennité des comportements inappropriés.

Le féminisme en presqu'île de Crozon



Sondage d'opinion sur le féminisme

Sondage sur la condition féminine dans la ruralité