L'attribution de noms de femmes aux rues en progression  lente comme le féminisme

L'attribution de noms de femmes aux rues en progression lente mais plus forcément désespérée. 6000 rues à Paris, 300 portent le nom d'une femme, soit 5%, en 2019 - 140 noms furent attribués entre 2011 et 2019, un enthousiasme récent... Les commissions d'attribution des mairies furent souvent masculines dans un monde où les femmes étaient au foyer pour s'y éteindre anonymement avec l'âge. Pas de femmes politiques, pas d'inventeures, quelques poétesses ou artistes de chant... 2019, les villes se préoccupent d'ajouter des noms de femmes sur des lieux dont les géométries sont évasives. Une placette, une ruelle aux allures de venelle font encore l'impasse sur les grandes et larges avenues qu'on ne saurait débaptiser pour une femme et que parfois on débaptise pour un homme.

Dans une ville de province, Brive la Gaillarde, le taux de féminisation du nom des rues est de 1.5% en 2019.

Dans une commune rurale telle que Crozon en Bretagne le taux se situe à 0.86% pour la même période. Deux rues purement féminines : Anne de Mesmeur - religieuse, érudite, qui a créé une école en Crozon; Tante Yvonne, nom de code d'une résistante de la seconde guerre mondiale. Sans oublier un personnage à part, le Chevalier de Fréminville, un homme, archéologue qui aimait s'habiller en femme.

L'expansion du féminisme ressemble à l'attribution des noms féminins de rues. Juste significative en ville. Anecdotique dans la ruralité.

Le féminisme en presqu'île de Crozon



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