Le poids de la tradition des règles douloureuses

10 à 15 % des femmes souffrent d'endométriose. Les fameuses douleurs durant les règles s'accompagnent des remarques des proches : "C'est normal d'avoir des règles douloureuses"... Chez certaines femmes, ce n'est plus un état "normal" mais un état de grandes souffrances souvent minorées tant le concept des règles douloureuses s'est installé dans l'état d'esprit du plus grand nombre. L'endométriose ne se guérit pas, est parfois héréditaire. Une maladie mal cernée qui envahit la vie d'une femme car la douleur s'active en allant à la selle durant les règles, persiste dans le bas-ventre pendant l’ovulation ou lors des rapports sexuels voire parfois après le rapport. Une torture physique qui anéantit une vie de femme, qui peut amener de l'infertilité et qui reste cachée par la discrétion des femmes à qui on a appris que les règles sont douloureuses... Toutes les femmes ayant des règles douloureuses ne sont pas atteintes d'endométriose mais les "endogirls" savent ô combien, il est important d'être informées. Seul l'IRM permet un diagnostic fiable. Pour certaines femmes obtenir une imagerie par résonance magnétique (IRM) est une démarche fastidieuse pourtant plus l'accompagnement médical est précoce, plus il est efficace... Alors la femme qui souffre parce qu'elle est une femme est un réquiem qui loue la stupidité...

La souffrance des femmes élevée au rang des traditions intangibles, un immense mensonge culturel que certains médecins perpétuent en ne se précipitant pas à rédiger une ordonnance en faveur d'une IRM envers une patiente qui se plaint de règles douloureuses. Des associations existent pour que cesse l'ignorance...

Le féminisme en presqu'île de Crozon

Crozon n'est pas épargné par les violences conjugales



Sondage d'opinion sur le féminisme

Sondage sur la condition féminine dans la ruralité