Précarité menstruelle des femmes en prison

Il n'y a pas une parcelle du corps de la femme qui ne soit pas le sujet d'atteintes sordides. Toutes les femmes en prison n'ont pas les moyens financiers nécessaires pour acheter des couches hygiéniques. L'administration pénitentiaire vend des protections féminines rustiques aux prisonnières qui en ont les moyens. Les autres se débrouillent en bricolant, pour certaines le goulot des bouteilles en plastique afin d'imiter les cups - coupes menstruelles qui bien évidemment représentent un risque d'infection sanitaire. Les coupes mentruelles vendues en pharmacie sont stérélisées et de risquent pas de blesser l'intimité en évitant ainsi les infections.

Réglementairement, une femme en prison reçoit un "kit arrivante" d'hygiène gratuit depuis 1985, malheureusement, la composition de cet ensemble de produits d'hygiéniques varie selon les maisons d'arrêt et devient payant à partir du second kit.

La précarité existe entre quatre murs parce que les finances publiques, pour cause d'économie budgétaire, mégotent sur les plus petits détails de la vie intime des 3.6% de la population carcérale en 2019. Des femmes négligées jusqu'au vagin.

Le féminisme en presqu'île de Crozon



Sondage d'opinion sur le féminisme

Sondage sur la condition féminine dans la ruralité