L'instinct de possessivité, l'activateur de la violence des hommes

22 août 2019 - Un homme éconduit par son ex-petite-amie la suit dans la rue, l'entraîne dans un parking à coups de pied et de poing puis lui urine dessus quand elle à terre. Arrêté et jugé en comparution immédiate, il a déclaré ne pas avoir supporté que son ex ait un autre homme dans sa vie. Il a eu besoin de l'humilier, de la rabaisser comme une moins que rien. Ce ne pouvait pas être une femme digne qui changeait de vie, seule une roulure, une femme facile pouvait oser rompre... Des arguments hallucinogènes pour ne pas reconnaître sa médiocrité personnelle et une incapacité à mener une relation amoureuse épanouissante pour chacun, communément. 18 mois de prison dont 6 avec sursis et une interdiction d'approcher la jeune femme car par le passé il avait déjà été violent à son égard.

Les hommes s'imaginent être irremplaçables et avec l'idée que la femme qui les fréquente vit un privilège qui doit déclencher une soumission exclusive, le moindre signe d'indépendance féminine est un crime de lèse majesté. Qu'un autre homme puisse faire l'affaire remet en question la supériorité sexuelle dont se crédite le mâle possessif sans avoir la moindre idée des bienfaits qu'il procure à sa partenaire. La sublime autosatisfaction masculine produit des comportements à retardement dont les ex-compagnes ou ex-épouses pâtissent tant que la colère et le sentiment de spoliation ne s'estompent pas chez un homme guidé par la possessivité instinctive.

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