Détails de l'histoire d'une PMA en France, de l'amour contrarié et pas plus

26 août 2019 - Un président favorable à la PMA est aussi un gouvernement favorable et surtout une population qui majoritairement n'est pas contre (à 60% favorable en juin 2019). Le gouvernement délègue la part administrative à des administratifs qui remontent le dossier ficelé au ministre qui porte haut et fort l'effort ! A ce titre de proclamation intempestive, la ministre de la PMA administrative déclara que sur l'acte de naissance il y aurait un parent 1 et un parent 2... Plus de mère, ni de père à déclarer, une neutralité enigmatique semblait correspondre à la nouveauté aux conséquences énigmatiques selon les rétifs. Mais que nenni s'exclafèrent les associations de défense du droit à la PMA pour toutes favorables aux naissances par dons. A la suite d'une réflexion ministérielle, avant que la loi ne soit votée, avant même le débat officiel au parlement, la ministre de la PMA, en bonne justice, fit une révélation révélatrice à la presse : la mère génétique serait en haut de l'affiche et la mère accompagnatrique serait sur la seconde ligne comme un second rôle au cinéma... C'était magnifique et limipide, mais comment n'avait-on pas pu y penser avant ?

Simple donc ! A nouveau, que nenni car le projet de loi prévoyait pour les couples féminins s'engageant dans une PMA une « déclaration commune anticipée » devant notaire, à transmettre à l'officier d'état civil après la naissance de l'enfant. Pour quelle raison le notaire avait t-il besoin d'être informé de la procréation des familles homoparentales  ? Les couples hétérosexuels ayant usé d'une PMA n'étaient pas invités à cette pratique administrative, pourquoi ? Pas plus que les couples ordinaires qui n'annoncaient pas la naissance du bout de chou avant l'heure H à leur notaire !

PMA oui mais avec des tergiversations gouvernementales qui en disaient long sur l'embarras de l'acceptation de la procréation médicalemnt assistée pour les couples de femmes homosexuelles... Voilà donc les détails de l'histoire d'une PMA hésitante en France... Un "oui mais" n'est jamais vraiment un oui, comme un amour qui hésite sur la tournure pour ne pas reconnaître qu'il n'aime pas vraiment.

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