L'addiction au maquillage - une dépendance sournoise liberticide

Déclaration commerciale trompeuse élucubrée par une femme d'affaires qui veut réussir dans la vie en amadouant autant de femmes à son service au bénéfice de son compte bancaire.

"Est ce que tu te sens mieux dans ta peau quand tu es maquillée ?

Je dis toujours que le maquillage est comme une thérapie. On se sent mieux, on prend soin de soi et on se sent plus belle... Pour moi, la beauté c’est un peu comme l’école de la vie : on essaie, on se trompe parfois, on recommence, on s’inspire des autres pour se forger sa propre personnalité et s’assumer. J’aimerais que ma marque aide les femmes à faire ce petit bout de chemin pour qu’elles puissent être libres d’être elles-mêmes et épanouies."

Une personnalité inspirée par d'autres est une assimilation - acheter une liberté est une dépendance.

Les femmes maquillées seraient des femmes libres qui s'assument et qui assument leurs libertés au grand jour avec pour récompense indéniable la séduction des hommes. Le marché des cosmétiques est si vaste et prometteur que toutes les promesses d'un embellissement de l'existence des femmes ne sauraient être tenues. Quelle femme peut prétendre être libre d'elle-même en consacrant des ressources financières chèrement acquises à des produits de masquages dont la chimie n'entre pas dans la composition habituelle du corps humain. Chacune sa dose matinale, avec tout le temps consacré qui habille une activité qui n'affirme pas une personnalité mais qui la confie à une pièce de théâtre imaginaire dans laquelle, l'actrice fardée aurait le premier rôle... Des dizaines de millions de premiers rôles qui ont payé pour se donner l'illusion d'être plus que ce qu'elles sont - des femmes libres dès la naissance sans que le teint n'ait besoin d'être retouché. Une femme maquillée n'est pas plus intelligente, plus cultivée, plus psychologue pour apprendre à vivre selon ses besoins profonds, elle devient translucide, conforme aux modes, assimilée à la masse, dépourvue de personnalité particulière, paresseuse quant à être, possédée pour paraître, rien qui ne soit inoubliable, rien qui ne soit un aboutissement, juste un travestissement commercial. La dépendance à l'artifice est seulement utile à ceux qui en font fortune.

Peut-être qu'il serait temps qu'à la lecture des arguments de la liberté acquise par mascara interposé, une femme qui souhaite optimiser sa vie devra faire l'effort d'être autonome envers la consommation de produits facétieux et envers les hommes qui la considérera comme un produit de consommation...

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