Jeffrey Epstein - silence on tourne la page des grands messieurs obsédés

10 août 2019. Suicide de Jeffrey Epstein, le milliardaire New-Yorkais accusé d’avoir organisé l’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures. Le gestionnaire de fortune de 66 ans avait en vue un procès en 2020 et était à ce titre incarcéré dans une prison de Manhattan en attendant un jugement certainement sévère. Une première tentative de suicide du 23 juillet avait conduit les autorités carcérales à une mise en cellule sous surveillance pour éviter une récidive puis en fut extrait "mystérieusement" le 29 juillet ce qui permit un passage à l'acte qui ne tarda pas.

L'ami de Bill Clinton - ex président des Etats-Unis, l'ami de Donald Trump président des Etats-Unis, du prince Andrew, fils de la reine Elizabeth II et de bien d'autres personnalités qui se trouvaient être invitées chez lui, un des lieux de ses orgies, par sa disparition difficilement explicable, a immédiatement généré un climat de suspicion. "Et si on l'avait fait taire ?" Cet individu symbole des passe-droits et des acoquinages sulfureux prouve que la débauche s'insinue dans toutes les natures humaines, masculines, et que la position sociale facilite la dissimulation mais n'atténue en rien la perversité.

Pas d'accusé, pas d'accusation, le silence va permettre les faux fuyants, une sorte d'effaçage d'une ardoise qui ne sera jamais soldée. Les victimes survivront plus ou moins bien, plus ou moins mal. Silence, on tourne la page des grands messieurs obsédés... Pourtant depuis 2005, des plaintes de jeunes-filles et femmes pour des actes sexuels inapropriés et des cas de prostitution sur mineures n'avaient jamais abouti. "Sans fondements" disaient les grands avocats, "sans preuves" disaient la justice... Des extincteurs de hauts rangs avaient circonscrit les affaires en les réduisant à de simples suspicions malveillantes. Sans milliards, l'homme se serait trouvé tout nu au milieu des affaires courantes, massé sans consentement, en prison, par des compagnons de déchéance. Il eut pu même porter plainte... Sans être sûr d'être entendu...

11 août 2019. Une des nombreuses victimes qui accuse Jeffrey Epstein de l’avoir violée à l’âge de 15 ans, après avoir été recrutée à la sortie de son lycée, se désespère ainsi : "Epstein est parti, mais la justice doit encore être rendue. J’espère que les autorités poursuivront en justice ses complices et acolytes, et donneront des réparations à ses victimes." D'autres présumées victimes sont dans la crainte d'un étouffement de l'affaire. Le procureur répond : "Pour ces courageuses jeunes femmes qui se sont déjà fait connaître et pour les nombreuses autres qui doivent encore le faire, laissez-moi réitérer que nous restons engagés à vous défendre, et notre enquête sur les actes décrits dans la mise en examen, qui comprennent un chef d’accusation de conspiration, se poursuit."

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