L'IVG en zone rurale, le parcours de la combattante

04 octobre 2019 - Les centres hospitaliers qui se regroupent font rarement acte de proximité. Les médecins plus rares que jamais dans les zones rurales. Parmi eux, ceux qui font jouer leur clause de conscience et qui refusent de pratiquer l'interruption volontaire de grossesse sans donner l'adresse d'un praticien qui accepte de le faire. Le temps passe vite, la difficulté de transport se fait sentir. Les kilomètres s'allongent, le stress monte... Sentiment d'égarement, sentiment de solitude... Oui en France, le droit à l'IVG existe mais devient un parcours de combattante. Les inégalités d’accès aux soins en milieu rural sont en pleine croissance.

Les gynécologues, les médecins généralistes, les sages-femmes sont autorisés à pratiquer l’IVG médicamenteuse.

Les anti-IVG invoquent toute la facilité qu'ont les femmes à avorter en France. Une commodité rapprochée à des achats en supermarché, sur un coup de tête... Les empêchements racontent autre chose.

2017 - 19% des avortements ont été pratiqués dans un département limitrophe à celui de résidence de la patiente. La situation est plus difficile encore pour les filles mineures qui n'ont pas de permis de conduire...  Un avortement pour 3.5 naissances, le ratio est stable depuis 30 ans, seules les tranches d'âge évoluent. Les jeunes femmes avortent moins qu'auparavant et au delà de 29 ans les femmes avortent plus que par le passé.

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