Grenelle des Violences Conjugales à l'hôtel Matignon

101 mortes depuis le 1er janvier 2019 n'auront pu assister au Grenelle des Violences Conjugales à l'hôtel Matignon - petit chez-soi du premier ministre Edouard Philippe - qui en compagnie de 9 ministres et de 80 invités - des familles de victimes, des associations de défense des femmes battues et des experts, ont débattu du 3 septembre au 25 novembre 2019 pour trouver des "mesures fortes". Les associations sont dubitatives parce des dispositions existent déjà mais ne sont pas appliquées par négligence ou manque de moyens. Les associations réclament 1 milliard; le premier jour, le ministre propose 5 millions.

L'Espagne est l'exemple à suivre selon les experts avec un budget de 220 millions par an et 160 000 plaintes annuelles pour 40% de baisse des féminicides. En France c'est 79 millions estimés 40 000 plaintes et des féminicides constants - un tous les trois jours....

Question d'annonces, l'homme politique liste :
- un audit dans 400 commissariats et gendarmeries pour savoir si les policiers d'accueil sont sympathiques avec les plaignantes.
- à l'hôpital, une femme en soins, victime de violences conjugales, pourra porter plainte. Cela existe à titre expérimental.
- déblocage de 5 millions d'euros pour 250 logements d'urgence supplémentaires et 750 logements provisoires que les femmes pourront occuper de six mois à un an. (5000 logements existent déjà, les associations en réclamaient 5000 autres.)
- des procédures judiciaires ramenées à 15 jours grâce à des procureurs référents spécialisés.
- l'autorité parentale suspendue à l'encontre des pères jugés.
- l'usage des téléphones d'urgence spécifiques pour chaque femme qui le souhaiterait. Ces téléphones existent depuis plusieurs années mais ne sont jamais sortis des placards des tribunaux.
- après décision de justice, un homme violent devra porter un bracelet électronique anti-rapprochement. Le dispositif existe depuis 2017 et n'a jamais été appliqué.

Au soir de la première journée des mesures fortes, le bilan est infiniment modeste mais l'entourage communicatif du premier ministre a laissé filtrer dans la presse qu'il y aurait d'autres mesures, en long en large et en travers... Par exemple, les associations apprécieraient que l'homme violent soit expulsé du domicile conjugal et non la femme battue exfiltrée une fois le visage tuméfié. Pour l'instant, le premier des ministres persiste dans l'hébergement d'urgence pour femme violentée... Une tente de camping en Beauce pour chaque mari ou concubin déchaîné eut été économique.

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