Les femmes Japonaises sous le talon des hommes

L'actrice Yumi Ishikawa milite au Japon contre l'obligation de porter des chaussures à talons au travail imposée aux femmes lors d'une conférence de presse à Tokyo, le 3 juin 2019. "Aujourd’hui, nous avons déposé une pétition (19000 signatures) pour demander une loi interdisant aux employeurs de forcer les femmes à porter des talons, ce qui est de la discrimination sexuelle et constitue un harcèlement".

Le ministre japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, Takumi Nemoto, rétorque : "C’est quelque chose qui est socialement accepté et qui tombe dans le domaine de ce qui est professionnellement nécessaire et approprié... Il n’y a abus de pouvoir que quand une employée est forcée d’en porter alors qu’elle a les pieds douloureux."

La vice-ministre du travail, Emiko Takagai, a susurré qu’il ne fallait pas forcer les femmes à porter des hauts talons. Une femme voit moins de nécessité à surélever une femme artificiellement. Une élévation sociale serait préférable et certainement nécessaire.

Dans les faits, ce sont les supérieurs hiérarchiques qui sollicitent fortement les talons hauts pour leurs employées subalternes qui n'ont pas le choix de s'y opposer par crainte d'une mise au placard sévère. Le monde du travail au Japon est basé sur une servitude inconsidérée qui ne peut être contournée sans représailles. Les hommes occupant les fonctions déterminantes, le talon aiguille est un désir masculin qui prend l'apparence d'un bien fondé...

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