Féminicide et justice, la reconnaissance douloureuse

23 août 2019 - La procureure d’Auch suppose un « probable féminicide suivi d’un suicide » en parlant d'un drame conjugal... Côté justice le terme de féminicide non reconnu dans le langage judiciaire provoque des irritations de cordes vocales. Les hommes de loi voient d'un mauvais œil l'usage d'un mot insuffisamment vieux pour être dans certains dictionnaires. Ces messieurs annoncent dans les médias des drames conjugaux quand une femme meurt sous les coups de son conjoint ou alors ils choisissent la formulation générique d'homicide pour ne pas impressionner défavorablement la population sujette à une convocation en tant que juré d'assise. Par contre quand un enfant de moins de 15 ans  meurt sous les coups de sa mère, le terme d'infanticide jaillit du code pénal sans gêne, ni embarras, quelles que soient les résonances émotionnelles dans la foule stupéfaite.

Le mot infanticide existe depuis le premier code pénal et provoquait une mort par guillotine de la coupable, une mère moins mère que la dernière des mères... On étêtait l'abomination avec la cruauté dans les vibratos. La mort d'une femme conjugale n'a jamais atteint un niveau inconditionnel de condamnation - on ergote - on justifie - on expurge... Le terme de féminicide semble tellement violent, plus violent que des coups de poing qui entraînent la mort...

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