Faits Divers à Brest et actus des bars de nuit

02 août 2019 - Le Télégramme n°23038 page 27.
Violences Conjugales. Un Brestois déféré au parquet. L'article de presse dispose d'une dimension de 10 cm x 6 cm sans photo. C'est texte le plus court de la page comprenant 6 articles dont 4 ont une photo en couleur. Sur la page de gauche (page 26), un reportage pleine page avec 9 photos en couleur sur les bars de nuit de Brest. Cocktails et atmosphères dans ces bars permettant la tournée des grands-ducs selon l'écrit du journal. 41 cm x 29 cm alloués au "houblon, à la canne à sucre aux effluves de rhum raffiné"...

Les violences conjugales auraient été perpétrées à partir de septembre 2018 jusqu'à en venir au chalumeau de cuisine et à l'embout brûlant de la cigarette électronique à plusieurs reprises. La victime fut simplement torturée. Le coupable s'est vu offrir une comparution immédiate devant un tribunal le 1er août au soir. Impossible de connaître la teneur de la condamnation pour cause de rotatives lancées avant la fin des débats... Petit tour sur la version Internet du Télégramme. La valorisation des ventes de limonades nocturnes, une "spécialité brestoise" selon le journaliste*, constitue une belle page d'actualités de Brest dans laquelle on y lit le mot noblesse.

Un seul commentaire d'un lecteur en bas de page web. Guy A. souligne les dégâts de l'alcool à Brest, un produit qui selon lui est un facteur aggravant des petits délits brestois. Ce lecteur surpris estime qu'il serait peut être utile que les victimes familiales ou des rues aient la parole... Pourquoi pas une pleine page...

Quoiqu'il en soit sous l'appellation faits-divers ordinaires, Le Télégramme contribue à la banalisation de l'information conjugale jugée mineure et la banalisation des comportements à risques jugés d'un intérêt majeur. Une proportion inverse de mise en page eut été plus informative même si Le Télégramme n'est pas un organisme féministe militant, l'effort journalistique eut pu être salué pour son utilité publique.

* Ce journaliste publiait le 28 juillet 2019 un article sur les méfaits de l'alcool dans un Brest nocturne où la police avait dû intervenir pour conduite en état d'ivresse, sans permis, par des jeunes, ou SDF fortement imbibés jusqu'à 2.2g/l... Ce jour là, il n'y avait pas de noblesse à Brest, l'alcoolémie était décrite comme dangereuse et encombrante pour la justice brestoise qui n'a de cesse de trinquer... pendant que des noctambules picolent - le reporter raconte le retour à la maison d'un Roméo éconduit en phase de décantation qui casse un volet pour rejoindre Juliette qui n'en veut plus...

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