La liberté de désirer un enfant sans entrave, le privilège de quelques femmes seulement

17 septembre 2019 - Le parlement équatorien rejette la dépénalisation de l'avortement pour les femmes victimes d'un viol. 70 députés votent contre, 65 votent pour. Un pays où le catholicisme (80% de catholiques) est vécu comme une vertu irréprochable, inflige à 2500 mineures violées et enceintes, chaque année, une maternité forcée...

Le code pénal de l'Equateur, a instauré depuis 2014 une peine de six mois à deux ans pour toute femme ayant avorté. La personne qui pratique l'avortement risque autant et jusqu'à seize ans si la mère décède lors de l'intervention. L'avortement est toléré s'il y a danger pour la mère où si celle-ci est handicapée mentale et qu'elle a subi un viol.

Inversement en Inde ou en Zambie, l'avortement est justifié pour des raisons socio-économiques. Presque 50% des Zambiennes déclarent avoir eu recours à l'avortement...

Dans les deux cas, le choix personnel de la femme est conditionné pour les unes par la religion, pour les autres par les conditions de vie... La liberté fondamentale de désirer ou pas un enfant, sans aucune entrave, est un privilège intime qui n'est pas à la portée de toutes les femmes. La maternité est un territoire féminin sous influence.

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