Prouver le non consentement ?

7 juillet 2016, 5 hommes larges d'épaules lors de la fête de Saint Firmin à Pampelune aborde une jeune fille ivre de 18 ans qu'ils emmènent dans un hall d'immeuble en moins d'un quart d'heure de palabres, ceci afin de se servir deux enfournements chacun par autant de passages féminins que possible. Un garde civil qui n'est autre qu'un policier subtilise le smartphone de la bienheureuse et filme la prestation de la « Meute ».

Il faut le savoir désormais, 5 mâles regroupés par longueurs de tige se nomment une meute, tel est l'orgueil animal. Toute la scène est publiée sur un réseau social sur Internet avec toute la poétique qui accompagne l'acte de séduction. Ces hommes décrivent alors une femme consentante, subjuguée, qui a tenu absolument à se faire visiter les orifices par 5 types innocents, pris par surprise. Et en effet, les images montrent une fille qui ne parvient à ne dire mot tant elle en a dans la bouche – preuve supposée irréfutable d'un consentement très avalé...

Lors d'un premier procès (2018) la meute s'est vue proposer 9 ans de niche pour abus sexuel, le viol n'étant pas retenu puisque la fille n'a à aucun moment dit non. Elle n'a donc pas pensé à prouver son non consentement, insouciante qu'elle était alors...

Les féministes Espagnoles ont hurlé au scandale. Comment une femme de la taille d'une pomme, à demi estourbie par l'alcool, pouvait-elle lutter contre un gendarme, un militaire et trois autres costauds sans provoquer la rigolade générale ? Ou un tabassage en règle...

21 juin 2019 - La cour suprême espagnole a revu le tarif des émeutiers à la hausse pour une agression devenue un viol collectif car en définitive la victime a « adopté une attitude de soumission par angoisse et un stress intense et n’a pu que subir les dix agressions ».

Selon le droit espagnol pour qu'il y ait viol, il faut apporter des preuves d'intimidation ou de violence. Un petit coup de poing, une griffure, quelque chose qui marque l'esprit des juges... Peu importe la torgnole qui pourrait s'ensuivre...

La meute est en cage pour quinze années de méditation asexuée et le voleur de smartphone y restera deux ans de plus pour la mauvaise qualité de son cinéma.

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